"Espagnols rouges"

 

Des travailleurs forcés oubliés de la Seconde Guerre mondiale

Un projet européen d'exposition itinérante

 

 

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Introduction
 

Le travail forcé durant la Seconde Guerre mondiale a beaucoup préoccupé les historiens allemands qui ont produit les trente dernières années une multitude d’études, d’expositions et de colloques. Aujourd’hui, le sort des treize millions de travailleurs forcés en Allemagne nazie est fortement ancré dans l’historiographie et dans la conscience collective de la société allemande. Or, plus de 20 millions d’Européens de Brest à l’Algérie, de la Scandinavie à la Russie ont également connu le travail forcé pour le IIIe Reich et ses satellites. Le phénomène du travail forcé dans « l’Europe d’Hitler » est peu étudié et demeure tributaire de la recherche et de la mémoire dans chaque pays. Un groupe de travailleurs forcés très peu connu sont les réfugiés de la Guerre d’Espagne, qui ont dû travailler à la fois pour le régime de Vichy et pour le régime nazi : les « Espagnols rouges ».

 

Sujet de l‘exposition
 

A la chute de Barcelone durant la Guerre d‘Espagne, près d’un demi-million d’Espagnols fuient en hiver 1939 devant les troupes nationalistes du général Franco à travers les Pyrénées vers la France. Les « Espagnols rouges » ne sont pas les bienvenus en France, et le gouvernement Daladier les enferme dans des camps improvisés sur des plages. La grande majorité rentre en Espagne, une partie émigre en Amérique du Sud. Quand la Wehrmacht occupe la France en mai 1940, le sort des 140 000 réfugiés espagnols restants en France est scellé : durant l’Occupation, ils seront victimes d’internement, du travail forcé et de la déportation, à la fois du régime de Vichy et du régime nazi, en France, en Allemagne, sur les îles de la Manche et en Afrique du Nord. L’histoire de 10 000 Espagnols détenus dans le camp de Mauthausen est bien connue et fait partie de la mémoire collective en Espagne. En revanche, l’histoire de 70 000 « Espagnols rouges », devenus travailleurs forcés des deux régimes, demeure encore peu étudiée et leur mémoire s'efface en France comme en Espagne.  

Etat de la recherche


La recherche concernant le travail forcé dans l’Organisation Todt (OT) demeure encore un desideratum. L’historiographie allemande élude complètement l’important système de camps de l’OT en France et n’évoque que rarement ses travailleurs forcés (réfugiés espagnols, prisonniers soviétiques, soldats coloniaux, internés juifs). Quant à la France, elle a longtemps focalisée sur le Service de travail obligatoire (STO) des Français et sur l’engagement des Espagnols dans la Résistance. En Espagne, l’histoire des Espagnols à Mauthausen domine la recherche, alors que leur travail forcé pour Vichy et pour l’Organisation Todt demeure inconnue. Ainsi, l’histoire et la mémoire des « Espagnols rouges » durant la Seconde Guerre mondiale ayant connu l’exil, l’internement et le travail forcé pour Vichy et pour l’Organisation Todt, demeurent largement inconnu dans les trois pays. Leur parcours se révèle d’être une histoire européenne.

 

Mission du projet

 

Le projet d’exposition a pour mission de rendre accessible au grand public et aux spécialistes l’histoire des réfugiés espagnols ayant connu le travail forcé pour Pétain et pour Hitler, en France et en Allemagne, sur les îles de la Manche et en Afrique du Nord. Ce projet inclut plusieurs volets qui dépassent le cadre espagnol :

Le rôle du travail forcé dans l’Organisation Todt. Peu d’études ont examiné l’emploi du travail forcé dans cette structure nazie

Les camps de travail de l’Organisation Todt en France. Les plus de cent camps de l’OT en France pour des Français, Espagnols, Africains, Juifs et Russes n’ont pas encore été systématiquement répertoires.

Les commandos de travail sous le régime de Vichy. Les plus de deux cents « groupes de travailleurs étrangers » (GTE) avec 30.000 Espagnols et 10.000 autres étrangers en zone libre, en zone occupée et en Afrique du Nord  demeurent très peu connus

Les bunker et les bases sous-marines comme lieux de mémoire.

L‘indemnisation du travail forcé. Les Espagnols rouges sont parmi les premiers travailleurs forcés indemnisés par l’Allemagne dans les années 1969.

La mémoire en Espagne des exilés après 1945. La démocratie espagnole a encore du mal avec son passé franquiste, notamment en ce qui concerne les réfugiés politiques de la guerre civile

 

But But du projet

 

Le projet d’exposition a pour but de rendre cette histoire transnationale accessible à un grand public. En même temps, ce projet comble plusieurs lacunes de la recherche : le travail forcé dans l’Organisation Todt en France, le système d’internement du régime de Vichy et l’histoire de l’exil des Espagnols. Notre objectif est une exposition itinérante trilingue (français, allemand et espagnol) accompagnée d’une publication, d’une conférence et d’un site Internet avec une base de données des tous les camps de travail en France.

 

Les coordinateurs du projet sont les historiens Antonio Muñoz-Sánchez, chercheur à l’Institut des sciences sociales de l‘Université de Lisbonne, Peter Gaida, spécialiste du travail forcé durant la Seconde Guerre mondiale, et Jean-François Berdah, professeur à l’Université de Toulouse.

 

Plan du projet

 

1 Réfugiés d’Espagne

2 Soldats du travail de la République

3 Travailleurs esclaves dans le IIIe Reich

4 Commandos de travail pour Vichy

5 Bagnards en Afrique du Nord

6 Travailleurs forcés de l’Organisation Todt

7 Forçats sur les îles de la Manche

8 Exilés en France

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CTE en France

 

 

GTE en France

 

 

Camps en France

 

 

GTE pour Juifs

 

 

GTE en AFN

 

 

OT en Europe

 

 

OT en France


© Peter Gaida 2018