Peter Gaida

Home Vita Works Teaching Research Contact LINKS

 

    

L´université de Prague

 

Les universités au XIV. siècle

Le réseau universitaire en Europe du XIV. siècle est caractérisé par une forte inégalité géographique. Depuis le XII. siècle, l´Europe occidentale a connue les premières fondations universitaires en Italie, France, Espagne et Angleterre. La première fut celle de Bologne, fondée en 1158, suivie par Valence en 1209, Oxford en 1214 et Paris en 1215. Jusqu’en 1300, une vingtaine d´universités fuirent fondées, toutes situées en Europe occidentale, tandis que l´Europe centrale et orientale demeuraient exclues de cette évolution. Dans le Saint-Empire, ce sont essentiellement des écoles paroissiales et des monastères qui assuraient l´enseignement de base pour le clergé.

Faute de structures économiques ou d’une volonté politique, c’est uniquement dans la moitié du XIV. siècle que l’on voit apparaître la première université du Saint-Empire, celle de Prague, fondée en 1348 par Charles IV. Contrairement aux fondations occidentales, la première université en Europe centrale est née d´une volonté royale, celle de Charles  de Luxembourg, roi de Bohème. Sous son règne jusqu’à 1378, Prague, sa ville natale, devient un centre culturel de l’empire germanique et le berceau d’un réseau universitaire en Europe centrale.

 

 Prague sous Charles IV.

Charles IV. consacre la plupart de son règne à transformer sa capitale en „une nouvelle Rome“. Des nombreux travaux sont  entrepris transformant Prague en une des plus grandes villes du Moyen Age. Sous l’oeil d’un architecte français, Matthieu d´Arras, d´importants édifices ecclésiastiques sont bâtis en s´inspirant de l´île de la Cité à Paris. En 1344, Charles IV. obtient l’accord du pape pour la création d’un archevêché à Prague. Mais c’est en 1348 qu’il commence la transformation de la ville.

Au début, il fonde un nouveau quartier et relie les trois villes déjà existantes avec un pont portant son nom. Ainsi, Prague triple sa surface. Ensuite, il ordonne la création d’un nouveau palais royal dans le siège du pouvoir bohémien, le „Hradschin“. Finalement, il ordonne dans une bulle d’or le 7. avril la création d’un studium générale à Prague.

Sur cette première université de l’empire et en Europe centrale, le texte du  chroniqueur de la cour royale, Benesch Kravice de Weitmühl, nous éclaire sur la fondation et sur son évolution. Doyen à la paroisse royale, confident de Charles IV. et auteur d’une chronique sur sa vie, il témoigne sur les débuts difficiles d’un enseignement supérieur à Prague. Grâce à son texte, qui marque en même temps le début d’une historiographie bohémienne, on peut suivre de près les différentes étapes de la fondation de l´université.

 

 Un roi savant  

Contrairement aux fondations à l´Occident, l´université de Prague semble être née d’une volonté personnelle, celle de Charles IV.. En tout cas, elle marque le début d´une vague de fondations princières comme à Cracovie (1364) ou à Vienne (1365). La personnalité de Charles et son parcours universitaire permet de mieux comprendre sa volonté de créer un lieu d´instruction supérieure à Prague.

Né en 1316, Charles quitte Prague à l’âge de sept ans pour la cour royale de Paris et revient seulement dix ans plus tard. Pendant ce temps, il fait des études en théologie à l´université de Paris, où il rencontre Pierre Roger, le futur pape Clément VI. Pierre Roger devient son précepteur, et leurs chemins resteront étroitement liés. Selon une anecdote, Pierre Roger lui prédit qu’il serait roi des romains, et Charles lui répondit qu´auparavant son maître sera  pape.

A l’âge de dix-sept ans, Charles rentre en Bohème et apprend avec son épouse, la princesse Blanche de Valois, à nouveau la langue tchèque. Avec l´appui de Pierre Roger, devenu  le pape Clément VI. en 1342, Charles fut élu roi des romains en 1344. Suite à ses expériences à Paris, ayant appris le français, le latin, l’allemand, l´italien et le tchèque, connaissant les textes fondamentaux de la théologie et lui-même auteurs des discours théologiques, il ordonne le 7. avril  1348 la création d’un studium générale  à Prague.

Cette initiative se retrouve dans un texte de son chroniqueur, Benesch Kravice. Pour „élever son royaume“ et „accroître le bonheur de son pays“, Charles souhaite installer une université dans sa ville Jusque là, Prague disposait seulement d’une école de la théologie et des arts. Un studium générale semblait donc indispensable pour l’avenir d’un futur centre impérial. De plus, une telle création mettait fin à la nécessité de s´expatrier en France ou en Italie pour suivre un enseignement supérieur. Dans l´acte de la création, Charles exprime sa volonté de mettre fin à une telle migration et souhaite faire partager les fruits de sciences à ses sujets sans devoir quitté le pays.

Pour une telle initiative, trois conditions étaient à remplir au Moyen Age: D’abord, il fallait être en accord avec les structures universitaires précédantes, donc, être autorisé par le pape qui accorda des privilèges. Ensuite, des ressources matérielles stables étaient nécessaires pour maintenir l´enseignement, et finalement, il fallait accorder des avantages aux lieux afin d´attirer des professeurs et des étudiants. Pour résoudre ses problèmes, Charles eu recours à ses expériences et son savoir personnel. Le modèle principal de l´université de Prague fut celle-ci de Paris, son berceau intellectuelle, évoquée expressivement dans la bulle de fondation. Pour les moyens matériels, Charles s´adresse à son ancien précepteur, le pape Clement VI, qui lui accorde des privilèges. Pour attirer des maîtres réputés et des étudiants de toutes couches sociales et d´horizont différents, Charles accorda des privilèges à l´université. Ainsi, il s´inscrit dans la tradition occidentale, assure les moyens matériels et ajoute même quelques traits propres au studium générale de Prague.

 

Un nouveau cadre

Si l’on s´appui sur le texte de Benesch, on constate que Charles procède en deux étapes à la création d´un cadre administratif pour l´université de Prague. D’abord, il reçoit les privilèges du pape qui sont accordées à l´institution et non plus comme pour les fondations précédantes, à des personnes. Ces privilèges constituent surtout un appui financier, l´université de Prague obtient ainsi des prébendes permettant aux futurs professeurs de recevoir un salaire payé par l´archevêque de Prague.

Doté d´un financement sur assuré par archevêché de Prague, l´enseignement est mis sur une base à double tranchant : D’une part, les futurs professeurs restent assurés d’une situation sociale stable, d’autre part, le contrôle demeure dans les mains de l´eglise. Le premier chancelier fut d’ailleurs un clerc proche du roi, Ernest de Pardubice, archevêque de Prague. En plus que des prébendes, Prague reçoit le droit d´attribuer des grades, notamment la „licenia docendi“ qui permettait aux maîtres d´enseigner dans la Chrétienté entière sans perdre leurs ressources économiques précédantes.

Ensuite, une fois couvert par l´eglise, Charles ajoute des privilèges pour les futurs étudiants. L´acte de fondation mentionne les mêmes libertés et immunités déjà accordées aux universités de Paris et de Bologne, principalement la liberté personnelle et l´immunité juridique. Ainsi l´université de Prague obtient une propre juridiction et la protection du roi. Contrairement à la communauté des étudiants et des maîtres comme à Paris, à Prague l´université devient une institution, libérée des impôts, équipée d´un budget et d’une autonomie de recrutement, avec à sa tête un chancelier qui dirige l’administration.

Muni d’une base économique garantie et enrichie d´un statut social privilégié, Charles appelle les maîtres de l´Occident à s´installer dans sa ville, la chronique de Benesch nous précise que des maîtres de la théologie et des docteurs de droit canonique ont étés convoqués. Sur les quatres facultés crées  - théologie, droit, médecine et arts libéraux - seule les deux les plus prestigieuses seront dotées de gens diplômés. La théologie et le droit semblent les matières les plus convoitées débouchant sur des professions recherchées comme professeur et juriste. Quant aux deux autres, Charles appelle „des gens instruits et expérimentés“ pour l´enseignement de base avec l´écriture et le calcul, indispensable pour les études mais aussi pour le commerce. Cet enseignement est assuré par des étudiants avancés, enseignant et étudiant en même temps.

La structure de l´enseignement demeure la même qu’à Paris. L´enseignement de base est composé des arts libéraux avec le trivium (grammaire, rhétorique, dialectique) et le quadrivium (arithmétique, musique, astronomie, géométrie) qui se terminent avec le baccalauréat. Ensuite, les étudiants choisissent entre l’étude de la théologie, du droit et de la médecine, aboutissant à la maîtrise et le doctorat. Les étudiants sont repartis selon leurs origines géographiques en nation : bavarois, saxons, polonais et tchèques. Mais en réalité, la plupart d´entre eux sont allemands, attirées par la première université si proche. Dans les années qui suivront, une véritable affluence de masse se dirigera vers Prague.

 

Un départ difficile

Les débuts après la création restent modestes. Charles installe l´enseignement dans sa cour royale et les étudiants, faute de locaux, logent chez les maîtres. La plupart des étudiants venaient des royaumes voisins, mais le terme de nation ne correspondaient guère à une orientation géographique : la nation de bavarois couvre les étudiants du sud de l´Allemagne, dans la nation de polonais, il y a aussi des silésiens et des prussiens, quant à la nation de saxons, elle inclure aussi l´Angleterre et les pays scandinaves, les Tchèques demeurent une minorité. Quant aux français et lombards, évoqués dans le texte de Benesch, ils soulignent le caractère international de l´université de Prague malgré des établissements dans leurs pays d’origine. En ce qui concerne les Hongrois, il est probable que les étudiants de Prague sont à l’origine de la fondation de l´université de Buda en 1389 et de Pest en 1367.  D’une façon générale, les universitaires de Prague transmettront leur savoir partout en Europe centrale, comme par exemple pour l´université de Leipzig, fondée en 1409 par des maîtres de Prague suite à des querelles avec les autorités bohémiennes.

La population universitaire se compose de toutes les couches sociales, car, possédant les moyens financiers, tout le monde a pu s´inscrire. Mais les fils de souverains et de nobles sont majoritaires, les notables allemands installés à Prague, envoient leurs fils à l´université afin qu’ils acquissent les connaissances indispensables pour le négoce. La plupart des étudiants sont très jeune et sans connaissance préalable. D’ailleurs, l´inscription ne demande pas des connaissances, un grand nombre de cours privatifs proposaient de combler les lacunes.

Après l´enseignement de la lecture et de l´écriture, faute de livres, les étudiants devaient copier les textes les plus importants. Le but de l´enseignement demeure la lecture de textes et le dispute, une discussion publique organisée entre étudiants sous la direction du maître. Une fois jugé apte par les maîtres, l´étudiant se présente à l’examen, pendant l’épreuve, les maîtres sont logés et nourris aux frais du candidat. Le nombre d´étudiants venant à Prague bouleverse la vie de la ville, entre 1380 et 1390, 1000 étudiants résident chaque année dans la ville. Le chroniqueur Benesch souligne que l´affluence provoque même une augmentation des prix au niveau du logement. En même temps, une crise économique touche l´Europe entière provoquée par la peste noire. Cette crise économique  n´épargne pas les universitaires de Prague, alors Charles IV. , attaché à sa création, intervient pour améliorer la situation de la vie universitaire

 

Des nouveaux locaux

Pour répondre aux urgences, Charles s´appui sur une politique antisémite et ordonne d´expulser les juifs de leurs maisons pour les attribuer aux universitaires. Une telle mesure n’est point une exception pendant le règne de Charles. Notamment pendant la période de la peste noire, les expulsions et les confiscations de biens juifs ont étés couramment appliqués par les royaumes chrétiens. Chassé de l´Europe occidentale depuis les premières croisades et regroupés dans des ghettos dans le Saint-Empire, les juifs deviennent la victime principale d´une politique royale qui n´hésite pas d´employer la force contre ses sujets tolérés pour défendre ses intérêts. Dans la persécution des juifs dans le Saint-Empire, Charles IV. a joué un rôle majeur.

A Nuremberg par exemple, pendant la période de la peste noire, les juifs, accusés d’avoir empoisonné les puits, sont chassés de leurs maisons suite à une ordonnance de Charles. Beaucoup quitteront la ville, mais 560 juifs seront brûlés vif. Paradoxalement, et cela souligne le caractère arbitraire de la politique juive au Moyen Age, seulement deux semaines plus tard ils seront de nouveau les bienvenus. D’une façon générale dans le Saint-Empire, les juifs sont la victime d’une arbitraire royale qui alterne entre une simple distinction vestimentaire et une persécution accompagnée par des massacres. A Prague, Charles procède de la même façon. Les juifs sont chassés de leurs maisons, les profiteurs d’une telle arbitraire cette fois-ci sont les universitaires, désormais bien installés dans leurs propres locaux.

Dans les années qui suivent, Charles continue de veuiller sur sa création, en 1366, il crée un collège pour la faculté de la théologie, le „collegium carolinum“. Destiné aux maîtres, il leur permet de loger et d´enseigner sur place. A partir de là, les cours ont lieu tous les jours. Les collèges rassemblent les étudiants et les maîtres sous le même toit. Grâce aux collèges, des étudiants plus pauvres auront accès à l´enseignement supérieur, on leur accorde des bourses sous forme d´un logement.

La vie dans les collèges  reste dominée par un rythme religieux avec un régime sévère contre toutes dérives dont témoignent des nombreux actes disciplinaires. Finalement, Charles mets terme à l´enseignement sans livre et crée une bibliothèque, selon son chroniqueur, fourni avec des livres „en abondance“, mais ne dépassant  guère 1000 ouvrages. A partir de 1380, Prague devient un centre universitaire important à coté de Paris ou d´Oxford. Sans personnalité du premier plan, il assure l´enseignement supérieur avec un effective d’une cinquantaine de maîtres et quinze cent à deux mille étudiants. Jusqu’à la fin XIV. siècle, 7000 personnes dépendent de l´université  sur une population  de 40.000 habitants.

 

Début d´un nationalisme tchèque

Grâce à l´université de Charles IV., Prague devient un foyer d´ humanisme qui cultive le latin classique et améliore la connaissance de l´Antiquité. La cour de Charles accueille de nombreux artistes et entre en contact avec le poète italien Pétrarque. Dès la première moitié du XIV. siècle, les psaumes et les Evangiles sont traduites en tchèque, suivis par la traduction de l’ensemble des textes bibliques. A la fin du siècle, le tchèque devient langue officielle en Bohème. Des nombreuses historiographies bohémiennes témoignent de  la prise de conscience d’une identité nationale. Outre que Benesch Kravice, biographe de Charles IV., le franciscain Jean de Marignola et plus tard, les cisterciens de Zbraslav entreprennent d’écrire une histoire bohémienne dans le cadre d’une histoire mondiale.    

Une figure emblématique du nationalisme tchèque fut le recteur de la faculté des artistes, Jan Hus, qui créa un mouvement social à la fois national et réformateur,  les hussites, aboutissant dans la célèbre défenestration de Prague en 1419. Né en 1369, Hus simplifie l´orthographe de la langue tchèque et devient le propagateur des idées du théologien anglais, John Wyclif, qui attaquait la prise de pouvoir temporelle par l´eglise catholique et demandait la confiscation de ses biens. Jan Hus adopte et approfondi ces thèses réformatrices et se heurte ainsi non seulement aux professeurs allemands et à l´église en Bohème mais aussi à Rome. Il est accusé d´hérésie et un concile, convoqué en 1415 à Constance , lui condamne et lui  brûle vif.

Sa mort fait qu’amplifier le mouvement réformateur en Bohème. A Prague, ce mouvement nationaliste se tourne contre les universitaires allemands. La nation d´étudiants tchèques s´opposent à la domination allemande et s´accordent par décret la majorité dans le conseil universitaire. Alors, les universitaires allemands quittent la ville et créent une nouvelle université à Leipzig. Ainsi Prague devient la première université nationale et sert comme modèle à des nombreuses fondations étatiques en Europe centrale.

 

Une idée reprise

La création de l´université de Prague en 1348 marque le point du départ d´un vague des fondations princières qui rattrapera le retard de l´Europe centrale en matière d´enseignement universitaire. Les premiers  à créer des facultés seront les Polonais, avec la création de l´université de Cracovie (1364) et de Kulm (1366) sous le règne de Kasimir III.. Ensuite, suivent les hongrois avec la création de l´université de Buda (1389) et de Pest (1367). Mais c’est dans le Saint-Empire avec ses nombreux pouvoirs territoriaux que l’idée aura le plus grand impact. Une quinzaine des universités seront crées, notamment à Vienne (1365), à Heidelberg (1385) et à Cologne (1388).

Avec ces fondations princières, l´université perds son caractère communautaire et subit un processus d´étatisation. Le cadre administratif est transformé, la division en nations cède à la division en facultés. L’accord des privilèges aux maîtres sera remplacé par la création des chaires professorales attribuées par les pouvoirs locaux. A partir de là, l´université devient une institution étatique étroitement liée au sort de son fondateur.

Dans les différents royaumes, son but commun sera de former les futurs élites pour l’administration territoriale. Tous les pouvoirs territoriaux de l’empire suivront l´exemple de Charles IV.. Jusqu’à la fin du Moyen Age, un véritable réseau universitaire d’une vingtaine d´établissements couvrira l’empire germanique de la mer de l´est jusqu’aux pieds des Alpes.


 

II.  Document: Charles IV. fonde l´université de Prague 1348 [1][1]

" En l’an de grâce 1348, seigneur Charles, roi des romains et roi de Bohème, enflammé par le zèle de l’amour divin, rempli par la charité et animé par le désir d´accroître le bonheur de son pays et d´élever son royaume bohémien, recevra les privilèges du saint Siège pour la fondation d’une université à Prague et accorda, comme roi de Bohème, des privilèges aux étudiants. De plus, il convoqua des maîtres de la théologie et des docteurs en doit canonique venant de pays différents et appela des gens instruits et expérimentés dans des matières différentes pour qu’ils bâtissent l’église de Dieu et instruisent les proches dans les sciences et les coutumes.

Il voulait que l´université de Prague soit dans toutes mesures organisée et guidée par les mœurs et les coutumes de l´université de Paris dans laquelle le roi lui-même avait fait des études dans sa jeunesse. Les maîtres qui tenaient des cours devaient recevoir un salaire défini chaque année. C’est ainsi que fut fondée une université à Prague sans équivalent dans les pays germaniques et des étudiants des pays étrangers comme de l´Angleterre, la France, la Lombardie, la Hongrie, la Pologne et d´autres pays proches venaient ici ainsi que des fils de nobles et de souverains.

Par l´université, la ville de Prague atteignait des grands honneurs et était autant célèbre dans les pays étrangers qu’une masse d´étudiants affluait ici et la vie est devenue chère. Quand le seigneur Charles voyait que l’école s´accroissait d’une façon honorable, il offrait les maisons des juifs aux étudiants; et il mettait en place un collège de maître qui tenaient des cours et exercer le dispute tous les jours. De plus, il fondait pour leurs besoins une bibliothèque et fournissait des livres en abondance pour l´enseignement. Les maîtres avaient, en dehors de leurs revenus qu’ils recevaient des étudiants, un salaire annuel et étaient bien placés."

  ((Text de Benesch Kravice de Weitmühl)   

 

III. Fondations universitaires en Europe centrale au Moyen Age:

Prague          (1348)                                                      

Cracovie       (1364)                                                     

Vienne          (1365)                                                

Kulm            (1366)

Pest              (1367)

Genève         (1368)

Heidelberg    (1385)                                                     

Cologne        (1388)                                                 

Buda             (1389)

Erfurt            (1392)                                     

Würzbourg    (1402)                                                  

 

Leipzig             (1409)                                               

Rostock            (1419)                                                      

Greifswald        (1456)                                                       

Bâle                  (1460)

Fribourg           (1457)

Bratislava         (1460)

Lünebourg        (1471)

Ingolstadt         (1472)

Mayence           (1477)

Tübingen          (1477)

Francfort/Oder  (1498)


 

 

IV. Bibliographie

1. Sources

Benesch Kravice de Weitmühl: „Kaiser Karl gründet die Universität Prag, 1348“, dans: „Geschichte in Quellen: Mittelalter“ t.1, 1991 p.781

Monumenta Germanica Historica (MGH): Acta Regni Karoli IV.: „568. Constitutio studii generalis in civitate Pragensi“, p. 580

 

2. Oeuvres consultés

Boockmann, H.: „Das Reich und die Deutschen“, t.7, Siedler 1987

Bowle, John: „Geschichte Europas“, Piper 1985

Charle, Ch./ Verger, J.: „Histoire des universités“, coll. „Que sais-je?“, PUF 1994

Ellwein, Th.: „Die deutsche Universität.“, Athenäum 1985

Gebhardt: „Handbuch der deutschen Geschichte“, t.1, Union Verlag 1973,

Macek, J.: „ Histoire de la Bohème: des origines à 1918“, Fayard

Mares, A.: “Histoire des Pays tchèques et slovaques“, Hatier 1995

Moulin, L.: „La vie de étudiants au  Moyen Age“, Albin Michel

Mourre, M.: „Le petit Mourre. Dictionnaire d´histoire“, Bordas 1995

Rapp, F.: „Les origines médiévales de l´Allemagne moderne“, Aubier 1989

3. Pour en  savoir plus:

Kavka, F.: „Université Charles de Prague 1348-1960“, Prague 1962

Kop, F.: „Fondation de l´université Charles de Prague“, Prague 1947

Novotný, V.: „L´université Charles IV dans le passé et le présent“, Prague

 


 


 

 

 

 


 

[1][1] Texte adapté suivant la traduction  allemande de L. Sevin: „Geschichte in Quellen: Mittelalter“, t.1, 1991, p.781